dimanche 25 février 2007

Escargot infernal





















Verre,
métal et béton: la trilogie de l'architecte qui veut se faire un nom en laissant les marches et les kilomètres aux autres.
Ce dédale du non-sens, métaphore d'un mammouth qui n'avance plus, est un labyrinthe qui désoriente ceux qui le foulent.


Dire que c'est ici que doit se créer l'envie!
Cet escargot de lames et d'arêtes est une école.

Bien à vous cependant,
DL

mercredi 3 janvier 2007

Les voeux aux lecteurs
















Décidément, la Bonne Mère semble être un sujet photographique apprécié! Sur son esplanade, le soleil quitte le premier de l'an sous les yeux d'un témoin qui en a vu d'autres.
Produit d'une balade sur le parvis bondé de notre sacrée église ce premier janvier, ce cliché a été élaboré par Dario, membre de la troupe italienne que nous avons reçue pour cette fin d'année là et le début de celle-ci. La joie italienne est communicative et nous avons très avantageusement profité de leur présence joviale.

Mais venons-en à la question centrale: les voeux pour l'an nouveau.

Tout se complique.
Que souhaiter de sincère qui ne soit pas éculé?
L'année risque d'être chargée.
  • Nous avons malheureusement vu le film d'Al Gore -Une vérité qui dérange- sur le réchaufement climatique et je ne puis donc pas m'aventurer sur le terrain écologique au risque de paraître ridicule au moindre voeu un tant soit peu positif sur le sujet. Cependant, merci aux lecteurs français de me dire en commentaire s'ils se sont sentis visés lors du coup de la grenouille qui bout dans ce documentaire par ailleurs excellent. Ceux qui l'on vu ou le verront comprendront!
  • Les deux candidats phares à l'élection présidentielle française vont se livrer à une guerre sans merci pour la conquête du trône: je vous souhaite à tous une campagne électorale construite sur une volonté de faire avancer les choses, de minimiser les coups bas et de permettre à tous les citoyens de se retrouver un minimum dans leur champion(ne) en nourrissant le débat. Souhaitons que les media s'en fassent le digne relais.
  • Pour ce qui est de Marseille, je ne peux que souhaiter à tous ses habitants de la trouver -et de la faire- moins sale. Une vaste rénovation est en cours qui concerne toute la ville. Pas un quartier qui ne soit écorché par des travaux aussi monumentaux que lents. La voiture doit y devenir persona non grata ou presque! Le tramway doit illuminer la ville et m'est avis qu'il va faire des petits. Meffi! Ce n'est que le début d'un processus très lent. Souhaitons que ce ne soit pas qu'une vitrine vide! Juste un p'tit voeu qui a son importance: dis, M'sieur le Maire, tu voudrais pas procurer des poubelles roulantes pour que les gens qui vident la Durance dans tes rues puissent retrouver leur dignité? (voir La Durance se cache pour mourir)
  • J'aurais tant voulu vous souhaiter de faire boire un p'tit sirop de temps en temps à vos enfants en voyant les fumeurs respectueusement le faire à l'extérieur, pourtant bien moins rigoureux qu'en Ecosse. C'est là-bas qu'à la Toussaint, nous avons pu nous rendre compte comme les gérants y ont trouvé leur compte: des familles entières fréquentent les pubs et restos depuis l'interdiction de fumer. Sont venus des clients qui ne venaient plus et les affaires tournent plus qu'avant. Dommage que nos gouvernants soient si assujétis aux lobbies. Souhaitons leur plus d'autonomie. Et aux fumeurs marseillais de se trouver une âme d'anglo-saxon! Alors on est pas prêts d'y avoir une équipe de rugby valable!
  • Souhaitons donc à Marseille de la construire, cette équipe de rugby valable! Regardez donc l'oeil du tigre de la relève :


C'est sur cette image d'avenir que nous allons nous quitter.

En attendant d'autres pages, puissent nos amis italiens garder longtemps leur joie de vivre!

Chers lecteurs, je vous souhaite au delà de toutes ces sottises, de beaux moments, et de pouvoir mener votre vie dans la sérénité.
Je vous donne donc rendez-vous à très bientôt. Portez-vous bien!

Bien à vous, toujours,
DL



dimanche 31 décembre 2006

L'été en point de mire


La nuit la plus longue, sous la Bonne Mère,
entrouvre la porte de l'hiver qui a tant tardé.

Au loin, très loin, l'été en point de mire.

.
Le solstice d'hiver, 22 décembre 2006.
Cette date ondule chaque année, inaperçue,
sans que quiconque ne daigne la considérer.
Trop proche peut-être de la grand-messe de Noël.
C'est pourtant bien là que le jour prend un nouveau départ,
juste avant des agapes à souffler un foie vaillant.

Vraisemblablement est-ce parmi les nuits les plus longues
que d'aucuns ont placé la naissance du Messie,
plaçant symboliquement l'enfant qui devait éclairer le monde
au beau milieu de la saison des obscurités.

Qu'est-ce qui a pu faire de Noël, à l'origine
fête païenne du renouveau des jours,
la célébration des enfants sages?

Peut-être la nécessité de redonner aux chéris
la gaieté oubliée des courtes nuit d'été,
pour égayer les langueurs de nuits trop éternelles.

Bien à vous,
DL


Cliquez sur les portions de texte colorées: ce sont des liens explicatifs.

Egalement à voir ou revoir :
  • Tempus fugit (dans les archives de septembre)
  • Bonheur, bonheur, cinq minutes d'arrêt ( de mai)

La note du petit infini

















La musique, poésie sans mots...
Le cliché présente l'image et vous engage à chercher l'air de vos souvenirs.
Le vent, l'eau, les voiles qui claquent, et cet air de trompette,
vous l'entendez encore?
Le petit infini est là, cosmos dans un verre d'eau.
Revenez au cliché.
On ne voit plus les ordures, on ne sent plus les odeur sà cesser de respirer.

Le monde est beau, souvent.

Bien à vent,
DL

jeudi 14 décembre 2006

La rèverie du citadin


Windsurf extrème.
Mer formée par temps de mistral soutenu (decidément!).
Les rouleaux s'acharnent, mais la technique pointue du véliplanchiste
lui permet de tenir ce rythme infernal.
Grosse performance dans des conditions très difficiles!

Bien à voile,
DL

dimanche 10 décembre 2006

Mistral étincelant


Souvent il se rend insupportable
( cf il s'engouffre dans la gare dans les archives de mai),
rarement, comme cette fois là, il se présente comme un frère de l'immensité.
Mais, disons le, lorsque cela advient,

jamais autant l'immensité ne peut paraître infinie et sereine.
C'est alors un spectacle incomparable.

Voyez-les ces couleurs que des bijoux sans prix n' égaleront jamais!


Alors allez-y donc, Mesdames, Messieurs les maîtres de quelques figues,
partez-y, voyager au bout du monde.

Vous qui ne connaissez pas ce chemin de rien du tout
par un temps à s'arracher les moustaches,
vous ne connaissez rien!


Partez de Niolon et allez jusqu'à Méjean,
un jour de grand vent du nord.



Passez dessous dessus la voie du train,
sentez les romarins râclés par le Mistral,
aveuglez-vous à ne pas fixer la mer,
rentrez rougis de mille soleils.


Vous vous rappellerez.

Bien à vous,
DL




mercredi 25 octobre 2006

Le Goéland


La jeune fille apprit la nouvelle. Il ne reviendrait plus.
Tout son corps brulait de douleur.
Elle ne savait plus rien.
L'immensité lui avait pris. Elle ne lui rendrait pas.

Le vent de glace avait eu raison de son regard tendre et timide.

La vie des gens de mer sans doute.


Ce jour là, l'oiseau vint et la fixa.
Ils firent quelques pas puis elle se mit
à courrir sur le sable mouillé. Elle souriait.
Il la suivit et tournoya autour d'elle.
On eut dit que derrière son masque, il souriait aussi.

La mer reprenait leurs dernières traces quand le soleil
se fraya un chemin à travers la grisaille.
Ses rayons caressèrent la plage puis mirent cap au large.

C'est ainsi qu'ils disparurent.
Tout le village se souvient encore aujourd'hui
de leur regard tendre et timide, et de leur joie
de gagner l'immensité côte à côte.

Pour Adam, merci Mims!
Bien à vous,
DL


samedi 23 septembre 2006

Phocée, place du temple


Frappant de voir les contrastes qu'offre Phocée.
Il serait facile d'imaginer des personnages en toge arpentant cette esplanade.
Vous ètes sur l'île du Frioul, dans la cour de l'hôpital Caroline.
Rien d'antique là-dedans. Il a été inauguré en 1828.
Saisissant n'est-ce pas?
Bien à vous
DL

Tempus fugit



Au solstice d'été, les jours s'émiettent déjà.
L'accordéon céleste n'a de son que les cris des enfants
qui des journées durant s'offrent aux jeux de ballon,
pour profiter jusqu'à la nuit tombée ,au delà du possible,
des falaises généreuses

qui innondent de douceur les peaux encore nues
et permettre quelques instants encore de repousser la chape
qu'est en cette saison le moindre vêtement.
De cette douceur là le souvenir est vif et c'est l'hiver qui vient
qui fera dans la bise le renouveau des jours malgré ses bras glacés,
qu'enfin l'accordéon chante à nouveau des cris.



Bien à vous,
DL

mercredi 23 août 2006

La Durance se cache pour mourir


Image pathétique d'une époque
qui a bien du mal à laisser la place aux jeunes.
Répétez la scène à chaque coin de rue et
comptez le nombre de rues. Vous entrevoyez?


La Durance, rivière impétueuse autrefois redoutée des bateleurs
vient gerber dans le caniveau pour faire luire la chaussée
quelques brefs instants.
Dire que c'est le Palais Longchamp qui la piège en fanfare,
là où le Canal de Marseille, victoire éclatante de l'esprit humain
sur la nature,investit chacune de nos canalisations pour cuire nos pâtes,
laver nos corps et se déverser sans limite dans les rues de la ville
pour tenter de les rendre présentables.

J'ai bien demandé à un cantonnier pourquoi il ne possédait
pas de conteneur à ordures roulant. Réponse du tac-au-tac:
il m'a demandé si je venais de la région parisienne...
puis entendant un peu mieux mon accent,
que la municipalité ne les avait tout simplement pas prévues!

Qui n'a pas entendu le bruit lancinant si caractéristique du
cantonnier marseillais qui traine son balais en avançant péniblement
le long des longues rues?
Pathétiques ces personnes qui pour les plus consciencieuses,
ramassent à la main les innombrables bouteilles et canettes pour
les jeter dans les conteneurs pourtant assez voisins,
et pour les moins consciencieux se contentent
d'en gaver les égoûts à les boucher.
Je ne souhaite pas leur jeter la pierre mais
qu'on leur redonne leur dignité à ne plus leur imposer,
dépourvus de matériel, des actes et des habitudes
autant mécaniques qu'inutiles
voire destructeurs...de Durance.

Bien à vous cependant,
DL



lundi 14 août 2006

Pêcher les rèves


Encore un bijou de la rue Pirandello.
Décidément, ces chimistes, moins terre-à-terre qu'il n'y paraît.
A toi, poète des murs, encore merci!
Bien à toi,
DL


jeudi 10 août 2006

La philosophie du néon


Le néon du O se sacrifia pour laisser ses
camarades exprimer la grande, l'immense vacuité universelle.
Lorsque le matériel nous livre ses pensées cosmiques...
Bien à vous,
DL

lundi 7 août 2006

Vacanze Bolognese


A Bologne,

lors de la journée
nationale des

moustachus.

Pas un piéton ne

portant l'attribut
ce jour là.

De mémoire d'homme,
on n'avait jamais vu
une telle moustachade.



La masse à droite est une tour médiévale du temps où les riches familles du crû se tiraient la bourre dans les airs. Des jeux enfantins - et tellement masculins - comme "la mienne est plus grande que la tienne".
Il en reste quelques exemplaires au centre ville mais la plupart se sont effondrées. Les deux plus grandes - donc les plus solides - tè si y'avait du mistral là-bas, elles seraient plus debout depuis longtemps! - font des siècles après l'admiration de tous les porteurs de bachantes de passage. Vous pourrez les apercevoir sur les vues qui suivent, du haut des collines appenines qui surplombent la ville.





Le voila le rosier appenin qui offre un écrin aux tours en arrière plan.
Mais l'orage se prépare et répand sa lumière verdâtre inquiétante.
De l'inquiétude, à une journée de la finale de la coupe du monde ?



Là, vous les voyez mieux?
L'orage affirme un peu plus sa présence et le compte à rebours est lancé pour la finale.
Il va falloir se mettre à l'abri.




Trop tard. A l'abri de l'orage, mais pas d'un coup du sort.
Nos voisins remercient mille fois leurs guerriers de leur avoir enfin permis de dépasser leur complexe ancestral à l'égard de la France -
tellement injustifié.



Et tout ressort, accumulé depuis de longues années.
Chers amis, vous avez une grande nation et vous semblez tant l'ignorer!
Puisse le calcio vous redonner confiance
car vous n'avez rien à envier à votre trop grand voisin.
Les gens qui n'aiment pas le goût aiment manger fin.
Gardez le Goût!!

Baci
DL




lundi 17 juillet 2006

Vacanze camogliese

Camogli,

sur la côte ligure, près de Gênes, à l'est.
Vous avez vu ces hautes façades qui exposent jusqu'à plus de huit étages?




cliquez sur les photos pour les agrandir




Ici, on vit proprement les uns sur les autres.
La place est comptée car la montagne pousse tout vers la mer.




Là-haut, sur la barre rocheuse, surplombant les abîmes, c'est San Rocco,

que si y'avait du Mistral là-bas, y serait déjà tombé à la mer!



Le draghetto pour de rendre à l'abbaye San Fruttuoso, le saint généreux.
On peut admirer la simplicité des lieux et la joie communicative des touristes-pélerins.



La façade du monastère accessible par l'eau ou un sentier escarpé à pieds.
Un bijou isolé dans son écrin de mer et de bermudas criards.

Baci
DL




dimanche 2 juillet 2006

Un petit cabanon, pas plus grand qu'...

Une image de la ville, havre de rève délabré.

Le puzzle

mercredi 31 mai 2006

Sonne fort , réveille la ville!

Marseille, ville incapable de faire des choix ambitieux , elle se contente de surfer sur une vague de renommée qui tient autant du cliché que de l'effet de mode. Merci Pagnol et vas-y Escartefigue! Tombe la chemise!
L'effet d'annonce de sa rénovation venue bien tard vient multiplier les tarifs du mètre carré jusqu'à des niveaux bien élevés.
Mais qu'en est-il du niveau d'équipement que ces prix pourraient justifier?
Quid des transports en commun qui ont été lors des dernières grèves de la Régie des Transports Marseillais la risée de la France entière?
Obsolètes, sales et manquant d'investissements pour une politique réaliste du transport en commun... et de promotion du vélo! Le tramway, c'est beau le tramway, d'ailleurs,il y en avait partout dans la ville des trams il y a...pas si longtemps que cela. Depuis 1876 jusqu'à ce que la derniere ligne de ce génial réseau ne ferme il y a deux ans. La 68. Tous les vieux marseillais se le rappellent, ce réseau, qui mettait chaque village de la ville à un saut de puce de la Canebière.
On tente d'y revenir, après trente ans d'errance, de la voiture reine à l'abandon total du centre ville.
Quid de la qualité de vie en ville, dépotoir effrayant où chaque poubelle dégueule chaque jour d'immondices?
L'éducation des masses de jeunes gens qui envahissent les rues aux heures de sortie se fera dans les écoles. Mais au fait, quelles écoles? Celles dont les budgets ridicules et les locaux indignes font exploser le nombre d'élèves par classe par manque de place et fuir les masses parvenues vers le privé?
A propos, vous n'y étiez pas professeur, Monsieur le Maire, dans le privé?
D'histoire, me semble-t-il. Alors, n'oubliez pas!
L'incinérateur comme unique traitement des ordures ménagères: parlons-en de l'incinérateur.
Il est bien représentatif du syndrôme politico-marseillais l'incinérateur de Fos.
Les décideurs plutôt que de montrer la voie suivent des chemins balisés par le clientélisme historique local.
Alors qu'une décharge digne des mégapoles du tiers-monde vient défigurer le fragile delta du Rhône à Entressen depuis des décennies, 1912 exactement, la ville ne trouve rien de mieux que de prévoir de brûler ses déchets... chez les autres.
Fos, y vont pas nous ennuyer qua-même, y sont déjà pleins de pétrole. Un peu plus, un peu moins!
Y z'èxagèrent qua-même!
Et le tri dans tout cela? Trop ambitieux? Non, mais prôné par le Conseil Général, l'ennemi.
Et l'intérêt des Marseillais là au milieu? On verra!!
Aujourd'hui peut-être, ou alors demain! Ce foutu soleil... me donne la flemme...vous la connaissez, la chanson? On n'est pas sortis de l'auberge!
Chers amis, un peu de courage, beaucoup de patience et une bonne dose d'humour feront passer bien plus facilement toutes ces couleuvres. Buvez de l'huile!
Bien à vous cependant,
DL

Longue vie aux papillons


Longtemps, longtemps, longtemps après que les poètes aient disparu...
La voilà la nouvelle: même si la poésie en vers tend à se faire rare, les murs de Paris recellent encore de petits trésors que les enfants auront encore un moment le plaisir de contempler en flânant.
Un remerciement au passage à cet artiste de la publication assistée sur un mur.
Bien loin des maladies nosocomiales, elle est là, la voie de la guérison: les petits plaisirs qui amendent les rèves. On voit bien là que tout ne se réduit pas à transmettre un portefeuille d'actions. C'est grâce à ceux-là que vieillir est moins pénible.
Il en reste des gens capables d'oeuvrer dans l'inutile pour donner un point de chutte à l'oiseau bleu. Inutile l'oiseau bleu?
A celui-là, un grand salut respectueux.
bien à vous,
DL

Il s'engouffre dans la gare



















Gare d'Aix. Une époque à grande vitesse.

Les rayons du soir viennent péniblement éclairer la carcasse de bois, béton et ferraille. De là à la réchauffer...
Une architecture froide comme le vent pour des transits rapides comme l'éclair.

Les jours de mistral, c'est comme cela. Une mélancolie vous prend et ne vous lache plus.
Au mieux, elle sourd jusqu'à la tombée du jour si vous pouvez rester enfermé, calfeutré dans vos murs. Des charges sifflantes les assaillent sans répit à faire courber le verre des fenêtres.
On n'a plus que le distant souvenir d'un manque indéfinissable, une inhibition à ne plus rien vouloir.
Au pire, elle s'insinue dans chaque recoin de votre être, vient presser chaque portion de votre peau. Vous investit une surexcitation à vous arracher tous les poils du corps.
Vos sens ne révèlent plus rien que la vue éblouissante de paysages surexposés tandis que siffle interminablement un agacement qui ne cessera donc jamais.
Le Mistral, c'est un vent qui souffle droit, un vent qui presse, un vent qui pousse pour emporter jusqu'à la patience la plus éprouvée
.

C'est après l'arrivée à Marseille que le jour tombera. Et on sait que le mistral lui fera dérouler au couchant ses langues resplendissantes. Maigre consolation.
DL

lundi 22 mai 2006

Marseille, ma belle...


Comme la chanson belge, l'air triste continue sa rengaine.
Que dire de ce cadre rouge-blanc-sale qui orne le Palais Longchamp?
Les cantonniers ont beau s'évertuer à vider la Durance dans les caniveaux,il en faudra plus pour redonner le lustre de ce quartier.
Effacer trente années de tout-bagnole.

Les trottoirs?
D'un côté les voitures mordent naturellement dessus, puisque des places y sont flanquées.
De l'autre les motos et nos amis canins qui s'emploient à nous y faire des marelles pour que vieilles personnes comme jeunes parents puissent faire de leurs vastes détours des séances gracieuses de remise en forme.

Marseille, ma belle, j'taime pas encore!
DL