jeudi 27 avril 2006

Une rue de Paris prête à jubiler

Un air de fête souffle en brise légère sur cette rue de Paris: les enfants vont pouvoir fêter leur date fétiche en investissant le trottoir accompagnés de leurs camarades.
Une convention a été signée avec la Direction des Propretés de la Ville: plusieurs passages devraient être effectués le mercredi pour laisser à nos bambins le loisir de faire éclore la joie dans un environnement propice et sain, et peu dangereux eu égard à l'interruption prévue de la circulation.
Des pourparlers sont lancés pour installer en lieu et place des inutiles parkings des tables et bancs fixes.
Les horodateurs pourraient alors être requalifiés pour réserver les emplacements à jubiler.
Une belle affaire pour le magasin de jouets, farces et attrappes en tous genres décoré en fiesta du Champomy.
Le décorateur de la ville propose d'en étendre le style à toute la partie de la rue dévolue à cette expérience. Les différentes enseignes adopteraient différents tons, mais les gommettes seraient identiques.
Nous ne pouvons que saluer le courage de cette expérience qui, si elle se révèle concluante, pourrait révolutionner le minois de nos citadins mercredis!
DL

mercredi 26 avril 2006

Marseille ville verte! Et ta soeur, elle est verte, ta soeur?

Un humain trio passe le temps d'un dimanche après-midi sur le vieux port...entouré de verdure.

Marseille ville verte?
Et pourquoi pas lui interdire le remugle de sardine pliés les étalages du marché aux poissons pendant qu'on y est?





Vous ètes à la Mêditerranée ici Môssieur!!
Et le soleil, y tabasse!
Plus y-a de vert, plus les chiens y caguent dedans.
Et puis, tè, tu l'arroses à l'eau de mer toi, ta pelouse?
DL

mardi 25 avril 2006

Le Château

Fermez les yeux à demi. Fermez les presque totalement.
Maintenant vous pouvez voir.
La perspective meurt. La fenêtre se divise plus encore.
Les créneaux du château couché n'existent plus.
Ne subsistent que de larges barreaux. Très larges.
Nous sommes dans une pièce qui offre un éblouissant mirage cubiste.
Les créneaux du château naissent dans le rève d'un enfant.
Vous n'avez pas oublié? DL


La mode est au noir...


Dans le train qui va très vite.... mais bien moins que la mode.
Ebouriffant!!
DL

vendredi 21 avril 2006

Sunset Boulevard rue de Rennes: la Mairie de Paris nous prend pour des pigeons

Sans vouloir m'acharner sur la Mairie de Paris, on ne peut passer à côté de la remarque suivante: la politique culturelle menée en 2006 prend une direction pour le moins discutable.
Alors discutons-en.
La preuve en images que dans le pays des Droits de l'Homme, en l'occurence Rue de Rennes à Paris, on se préoccupe bien plus d'immortaliser la démarche hésitante de pigeons que d'introduire à la postérité la marque terrestre de la grandeur de nos grands hommes...et bien évidemment de nos grandes dames.
Vous remarquerez certainement que le pigeon du bas n'a pu poursuivre son chemin à cause d'une collision...avec une bouteille de mauvais cidre. A demi assommé, il a quand même trouvé les ressources pour la boire! Pigeon, c'est déjà fort, mais aviné ( le terme acidré n'existe à ma connaissance pas) de surcroît! C'est là tout ce que l'on laisse à aduler aux passants innocents de la rue de Rennes.
Que ne leur a-t-on proposé la marque fidèle de l'orteil de Lorie?
Imaginez le ravissement de Madame Josette qui, avant d'entrer dans le Shopi pourrait montrer à Priscilla, sa petite-fille éberluée, cet immortel orteil!
Au lieu de cela, les décideurs ringards semblent se contenter d'apparitions culturelles à courte vue qui, eu égard aux budgets colossaux déployés en matière de culture ne peuvent satisfaire quiconque.
Peuple de Paris, il est temps de se lever. Rebelle-toi contre cette politique inique!Descends dans la rue pour exiger une politique culturelle à taille humaine!Proclame urbi et orbi la prééminence de l'Homme sur le pigeon! DL

jeudi 20 avril 2006

La vélocité ne fait pas l'être


Plus qu'une image, un symbole.
Un vélo fluet, vieux. Il est entouré de cylindrées plus grosses, plus rapides, plus rutilantes.
Un être qui se sent vieillir dépassé par des jeunesses plus gonflées, plus assurées, plus adéquates.
Et la fiabilité dans tout cela?
Il traverse les âges, les antivols,les barres à garer les deux-roues.
Mais il est là.
Sa chance?
Un barril à 80 Dollars. Et une sorte de dignité nue.
Ce qui le meut?
Le mollet qui le peut.Simple!

Tout le symbole d'une vélocité qui doit moins à l'artifice que ses forts suivants.DL

L'éternité sur terre: le gisant de la sieste

La cathédrale de Saint-Denis a du souci à se faire: des personnes inconscientes du tort qu'elles peuvent causer à toutes les lignées de Reines et de Rois de France s'amusent à créer de l'éternité vivante. Les sculptures de marbre et pierres fines en tous genres n'ont qu'à bien se tenir:
les drapés seront de flanelle et la peau ...d'épiderme.
Une vulgarisation des gisants absolument inadmissible qu'il faudra contrer par une massive et univoque pétition:
Laissez-nous nos gisants nationaux et (certainement) éternels.
Cessez de les singer honteusement par vos "happenings" ridicules entre un arbre en fleurs et une tôle de chantier! DL








Suicide d'une vache


Les rues de Paris recèlent des surprises: on raconte qu'il y a quelques semaines, une vache a explosé à cet endroit précis. La vache, utilisée en cours de sciences du lycée Henry lV n'aurait pas supporté le dégoût des regards qui la scrutaient. En se dirigeant vers la rue Mouffetard où les fromagers l'attendaient avec impatience pour mettre en valeur leurs étalages lors d'une animation menée de voix de maître par Danielle Guilbert, elle se serait crispée jusqu'à l'explosive limite. Notre reporteur en a fixé l'insoutenable résultat avant le passage des efficaces équipes de la mairie de Paris. DL